Johann Sebastian Bach
Toccata en mi mineur BWV 914
Johann Sebastian Bach
Prélude et Fugue en mi majeur 2ème cahier du “clavier bien tempéré” BWV 878
Ludwig van Beethoven
Six Bagatelles op. 126
- Andante con moto
- Allegro
- Andante
- Presto
- Quasi allegretto
- Presto. Andante amabile e con moto
- Entracte -
Ward De Jonghe
“Beethoven Aphorismes” (2026)
Ludwig van Beethoven
Sonate op. 53 en do majeur “Waldstein”
- Allegro con brio
- Introduzione. Adagio molto
- Rondo. Allegretto moderato
En 2027, nous commémorerons le 200e anniversaire de la mort de Ludwig van Beethoven – une occasion de redécouvrir sa musique !
Le programme suit l’idée de remonter aux racines de la musique de Beethoven et d’en suivre l’énergie, à travers deux œuvres du maître radicalement différentes, jusqu’à notre époque.
« Nicht Bach! Meer sollte er heißen » (« Il ne devrait pas s’appeler Ruisseau mais Mer ! ») – par ces mots, Beethoven exprime son admiration pour le Thomaskantor de Leipzig, tout en évoquant l’immense richesse d’inspiration que lui apporte la musique de Bach. La Toccata en mi mineur ouvre le programme avec un morceau où l’acte même de commencer devient musique – une œuvre largement façonnée par l’improvisation de Bach lui-même. Le Prélude et la Fugue en mi majeur du deuxième cahier du « Clavier bien tempéré » nous plongent dans un monde intérieur pour ainsi dire spirituel, d’où jaillissent les Bagatelles op. 126 de Beethoven. Dans ce cosmos de « petits riens », la musique s’apparente à des notes de journal intime. Nous y découvrons un Beethoven capable d’être, avec la même immédiateté, hors de lui-même ou profondément recueilli, et sa musique atteint, dans cette œuvre tardive, des moments d'un abandon sans limites.
C’est en dialogue avec la musique de Beethoven, et tout particulièrement avec sa « Sonate Waldstein », que naissent les Cinq Aphorismes de Ward De Jonghe. Un jeune compositeur de notre temps se lance dans l’aventure de réfléchir à la musique de son illustre prédécesseur et de lui répondre avec une voix qui lui est propre.
Cette musique du futur débouche sur le grand récit de la Sonate en do majeur op. 53, dédiée au comte Ferdinand von Waldstein, ardent protecteur du jeune compositeur. Beethoven y célèbre l’acte même de la naissance de la musique, en déploie toute la puissance hymnique et nous laisse à la fin comme nouvellement nés.